LES  « BANDITS »  ET  NOTRE  ARGENT

 

Deux « bandits » (selon une expression colorée du mémorable   Michel Chartrand) nous ont « fraudés ». L’un, un gouvernement péquiste, en désindexant nos rentes de retraite, en 1982. L’autre, un gouvernement libéral, en ne tenant pas sa promesse de réindexer progressivement nos rentes de retraite, une fois élu, en 2002.

L’indexation à l’augmentation du coût de la vie, c’est un principe économique vital respecté par le Régime des rentes du Québec, par la Pension de la sécurité de la vieillesse, par les pensions versées aux conjoints séparés, etc. À défaut de quoi, on assiste à l’appauvrissement continu et systématique des bénéficiaires. C’est connu.

Des gens mal informés ont prétendu que nos rentes de retraite étaient payées par les contribuables.  C’est complètement faux. Cet argent provient d’une sorte de fonds de retraite constitué par les employés de l’État québécois qui, à chaque paye, prélevait un montant de leur salaire, sous forme de cotisation, pour le confier à la Caisse de dépôt et de placement du Québec, afin de le faire fructifier en prévision de leurs vieux jours.

Les retraités de l’État ont tous cotisé à un « fonds de retraite ». Ca faisait partie des négociations de leur convention collective. Le gouvernement s’était engagé à verser l’équivalent dans le fonds en échange d’un moindre salaire. Mais il ne l’a jamais fait, préférant constituer une dette, sans intérêt, envers les retraités. Cet argent que le gouvernement a retenu dans ses poches, c’est notre argent et on ne peut pas le faire fructifier comme nos cotisations.

Mais il y a un hic qui peut créer de la confusion chez les profanes. Une partie de la rente versée aux retraités de l’État du Québec est constituée de la remise d’une partie de la dette que le gouvernement a créée envers eux. Mais c’est notre dû, c’est notre argent, pas l’argent des contribuables. D’où la confusion.

De plus, en 1997 le gouvernement a pigé 800$ millions dans notre cagnotte pour financer des départs prématurés à la retraite, avec les conséquences que l’on sait. Mario Dumont, alors député, avait lancé, à l’Assemblée nationale (mai  2005),  c’est un hold up!

Un magot à portée de la main, c’est très  tentant pour des « bandits » .

 

Doria Ross

Retraité de l’État québécois

 

 

M.J.G.

 

Jules Labrèche
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